Le portrait par Xénophon de Socrate qui donne des leçons de séduction à une courtisane et qui lui résiste ensuite (Mem. 3, 11), ne peut être réellement compris que si l' on y décèle une apologie de la force morale du philosophe, ainsi qu' une intention politique indirecte.
En effet, derrière Socrate se profile la figure de Périclès, victime de la courtisane Aspasie.
En traçant de celle -ci une image positive et très éloignée des critiques traditionnelles (Mem. 2, 6, 36 ; Oec. 3, 14), Xénophon rehausse du même coup celle de Périclès
